Histoire d’un chien

Le “Maidanez” des villages de Roumanie

Bonjour, bienvenue dans mon monde.

Je suis né comme tant d'autres dans les rues d'un petit village, en Roumanie.

Pourquoi ? Parce que les villageois pensent que c'est contre nature de stériliser leurs femelles. Ils disent que c'est trop cher, mais quand il y a des campagnes de stérilisation gratuites, personne n'y va.

Ici, on n'est pas le meilleur ami de l'homme, on est juste un outil qui sert à protéger la maison contre les voleurs et les animaux sauvages, mais même pas le meilleur d'ailleurs.

Ils nous enchaînent très court et nous donnent très peu à manger pour nous rendre plus méchants..

Ils nous donnent des coups, de bâton, de râteau, pour nous "endurcir", ils ne nous donnent pas de nom, juste "le chien", ou "cette saloperie", un pain dur ou une polenta par jour..

Si on a beaucoup de chance, on reçoit des restes et de l'eau.

C'est qu'on attaque mieux les voleurs la nuit, si on est plus méchants.. Voilà comment faire un bon chien de garde !

 

Voilà la vie d'un chien de cour, dans les villages de Roumanie.

Pour nous soigner, on nous brûle le bout du museau et si on ne survit pas, on nous remplace par un autre... la même chaîne, le même bol d'eau sale, le même pain sec par jour.

Ils nous attachent avec une chaîne au cou, pas toujours de collier, trop cher, pas utile. Les enfants n'ont pas le droit de jouer avec nous, on sert juste à faire peur.

 

On a faim, on a soif et si on a le malheur de manger une poule, parce qu'on a besoin de viande, ils nous pendent, nous enfourchent et nous frappent jusqu'à la mort.

Même si on est un bon chien de garde, ce n'est pas pour autant qu'on aura un peu d'ombre en été, ou un peu de paille en hiver.

 

On vit dans la solitude et l'obscurité, sans savoir ce qu'est une relation de confiance ou d'affection avec l'homme.

Moi, je ne sais pas où je suis né... Un jour quelqu'un a eu pitié de moi et, au lieu de me jeter dans la rivière, comme mes frères et sœurs, il m'a laissé vivre.

 

Moi aussi, je voudrais partir dans un pays lointain, fait de respect et d'amour, où on ne cherchera pas à me briser pour m'endurcir ! Un pays où les enfants joueront avec moi, où ma famille m'offrira des moments de douceur, de bonheur et des mots tendres... Un pays où je ne regarderai pas derrière moi, parce que des gens armés d'une longue perche cherchent à m'attraper pour m'envoyer à la fourrière mouroir où je serai pendu, électrocuté ou battu jusqu'à la mort. Ici, ils appellent cela : "nettoyer les rues de la vermine".

 

Ne soyez pas triste pour moi et merci d'avoir lu mon histoire.

 

On m’appelle Maidanez mais je suis plein d'espoir !

 

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